Oops! J’ai une banane dans l’oreille!

À moitié dans les limbes, tentant vainement d’échapper à la sonnerie stridente du bourreau du sommeil, j’écoute Paul Arcand relever le fait qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de dire quoique ce soit sans que quelqu’un, quelque part, ne s’en offusque au point d’en exiger des excuses.

Je crois que nous sommes en train de vivre une désensibilisation de masse orchestrée par ces champions et championnes de la sainte nitouche et du veto épileptique. Je prédis que bientôt, il n’y aura plus personne pour écouter ces gens qui se servent de la démocratie, dans sa plus grande souplesse, pour assurer la rigidité de leur tombeau idéologique.

Alors chialons encore plus! Dans le meilleur des cas nous finirons par souffrir d’acouphène et, dans le pire, de surdité totale. Les nombreux irrespects que subit la susceptibilité ambiante chaque fois que quelqu’un ouvre la bouche vont se transformer, inéluctablement, en indifférence.

 » Ask not what your country can do for you; Ask what you can do for your country.  » John F. Kennedy.

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